Les caractéristiques du climat charentais
La région de Poitou-Charentes est située entre deux grands bassins sédimentaires : le bassin aquitain et le bassin parisien. Cette localisation induit l’existence de deux climats régionaux :
Climat océanique apporté par la proximité de l’océan atlantique
Dans un premier temps, l’ouverture de la région sur la façade atlantique laisse largement pénétrer les influences océaniques qui apportent des hivers doux (en moyenne 4,8°C à La Rochelle) et des printemps et automne cléments avec des chaleurs estivales tempérées par la brise de mer (en moyenne 15,7°C à La Rochelle)). Les saisons chaudes sont marquées par des précipitations faibles avec des minimums en juin et juillet. Les saisons froides sont marquées par des précipitations légèrement plus importantes avec des maximums de pluies en novembre. Cette région est également marquée par un ensoleillement très important de l’ordre de 2 100 heures annuelles qui le place comme le département de l’ouest de la France le plus ensoleillé.
Climat continental apporté depuis le centre de la France
L’intérieur des terres est pour sa part rythmé par des hivers plus rigoureux et des étés plus chauds avec un pic de froid en janvier et un pic de chaleur en juillet. Les précipitations varient entre 500 et 1 200 mm. La partie nord de la région est généralement la moins touchée, des précipitations légèrement plus importantes sont recensées en Charente et enfin la partie ouest des Deux-Sèvres comptabilise les précipitations les plus abondantes.
En 2002, la température moyenne annuelle en Charente était de 13°C environ. En utilisant un des indices climatiques permettant de situer les grandes zones viticoles entre elles, l’indice de Huglin, Cognac est classé juste en dessous de la limite des zones « tempérées » au niveau des zones « tempérées fraîches ». Les pluies annuelles se situaient aux environs de 800 mm. À la fin de la période de végétation de la vigne, le bilan hydrique (pluie – 0,5 x ETP) est proche de l’équilibre. Le climat de Cognac est dit proche de celui de la région de Bordeaux bien que légèrement plus frais, moins pluvieux et plus ensoleillé.
La topographie de la région crée de légers écarts climatiques entre l’est, au niveau des contreforts du Massif central qui apporte des températures plus fraîches, et l’autre extrémité, au niveau des zones proches de l’océan qui bénéficient d’un climat plus tempéré et plus ensoleillé.
Impact du climat sur la vigne
La physiologie de la vigne possède des besoins climatiques très spécifiques. Il a été mis en évidence que les besoins en eau de la vigne sont modérés. Les légers déficits hydriques sont même nécessaires à la bonne maturation de la grappe car ils permettent la concentration des sucres dans les baies. En revanche, les sècheresses excessives sont néfastes pour les grappes pouvant aller jusqu’à entrainer leur flétrissement. La vigne se développe généralement sur des températures moyennes annuelles variant entre 10°C et 20°C. La température est un facteur essentiel au développement de la vigne car elle permet de rythmer le cycle physiologique de la plante. En effet, la levée de dormance des bourgeons est déclenchée par des températures minimales journalières qui ne dépassent pas 10°C pendant au moins sept jours consécutifs. Le débourrement nécessite quant à lui l’apparition de températures favorables à la reprise d’activité au printemps. Il débute généralement au mois d’avril lorsque les températures diurnes atteignent 10°C pendant une période prolongée. La date de floraison se situe environ deux mois plus tard c’est-à-dire en juin lorsque le cumul de températures journalières atteint un certain seuil. Par la suite, la date de véraison dépend principalement de la date de floraison et des températures à partir de ce stade. La maturation des raisins arrive une trentaine de jours après la véraison soit en septembre. Le temps de maturité dépend principalement des précipitations et de l’état phytosanitaire du vignoble après la véraison. La date de vendange est principalement liée à la date de floraison ou de véraison qui dépendent elles-mêmes des températures maximales ou moyennes d’avril à août.









